13.02.2009

Divagations princières

 

I / LA LECON DU CHARTISTE

 

Toutes les femmes et tous les pédés sont des princesses, doivent donc être traitées et se sentir comme telles.

 

II/ En conséquence de quoi, voici la :

                          JOURNEE D'UNE PRINCESSE, ou Chronique d'un vendredi 13 qui mérite bien sa réputation.

 

Prolégomènes :

 

2h : La princesse baille, s'apprêtant à se coucher. Ce faisant, elle se déboîte la mâchoire. Bouche grande ouverte, impossible à fermer, l'air très con, la princesse se flanque des coups de poings dans les maxilaires pour se débloquer. Et ça marche.

 

Une journée comme une autre :

 

8h : Flo me réveille, la pauvre, en butte à des grognements infâmes.

8h30 : Une princesse loutre sort du lit pour se blottir sous la douche, eau chaude au maximum.

8h45 : Du porridge. Ding ! Mail : ma banque m'escroque ! Mon porridge crame tandis que je hurle d'indignation.

9h : C'est maman au téléphone ! Ca dure, ça dure, ça dure et non je ne veux pas aller en province.

9h30 : J'envoie un message à certain garçon avant de décoller...

10h30 : Je réussis mon entrée dans la salle de lecture des Archives, très femme des années '80, avec «Fame » qui retentit dans mes oreilles.

10h40 : Mon ordinateur est en panne. Là, c'est la cata, il y a ma putain de thèse dedans ! C'est l'alim', aucun doute.

12h : Retour aux Archives, après passage au BHV (le vendeur chinois, très sec : « on a pas ça en magasin, monsieur »), et à la FNAC (le vendeur, complètement arrogant, genre qui vous dit « allez voir au 3e étage » d'un ton qui sous-entend « va te faire foutre), avec un fil censé sauver ma bête.

12h05 : Ca marche paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas ! S'excuser auprès de Flo qui elle bosse et attend ma collaboration.

12h20 : Toujours digne, sous la pluie et le vent, prendre la 4 : direction Odéon.

12h 40 : Le vendeur de la FNAC (enfin un aimable) m'explique qu'un cable d'alimentation pour Toshiba, à Paris, ça peut se trouver que dans une petite gargotte du côté de Vavin. Voilà ce qui arrive après vingt ans de socialisme et deux de sarkozysme.

13h : Vavin. Effectivement, une petite gargotte. On se croirait dans les années '70, il y a un comptoir en formica, on y vend des piles Mazda et des batteries pour toute sorte d'engin, du hors-bord au char d'assaut, en passant par la pile pour sonotone ou pacemaker papal. Cela dit, le vendeur a la gouaille d'Ali qui vend des demi-chameaux en parfaite santé à Sidi-Bou-Saïd, ou celle de Planteur-J'me-Tranche-la-Gorge qui vend des saucisses qui bougent toutes seules. Il me refourgue un cable d'alimentation, qui fonctionne. PUTAIN, 90 EUROS !

13h30 : Retour aux archives, mon achat en poche, ordinateur dans le sac, estomac dans les talons. En passant, j'achète avec la monnaie du fil de la FNAC (qui ne sert à rien et qui n'est pas échangeable), soit 1euro 40, de quoi me sustenter : une tranche de canard au gingembre chez un chinois (plutôt du clandestin, à mon avis), baignant dans un marécage de gras. Ah, ma scoliose est née, elle se porte bien, merci.

16h : Enfin, Flo et moi sortons des archives. Deux dépressives toutes de rose vêtues. Je rentre chez moi où j'arrive une heure plus tard, circulation oblige.

18h : La princesse fait ses courses et s'achète l'essentiel pour rester belle : du miel, des pâtes et du canard WC. Elle renonce aussi à aller aux nocturnes du Louvre, les rues sont trop mal famées.

19h30 : Moment cuisine de la journée : steaks à la japonaise (sauce au vin rouge et ketchup, me demandez pas ce que le Japon a à voir dans cette recette). Je rajoute du riz, mélange, pour que le goût des oignons s'imprègne bien, et consomme le tout à même la casserole, au lit (car j'aime me faire plaisir).

23h 50 : Rédaction de cette note, après un comatage intensif, une conversation encourageante, toujours avec certain garçon, de bonnes nouvelles et un litre de thé.

 

Et demain c'est la Saint-Valentin, et toujours pas de foetus de morues à jeter sur le couples bien pensants : que fait mon poissonnier ?

C'est ainsi que :

Vous voyez bien, nous l'espérons, l'importance de rester belle et féminine en toute occasion, la vie n'étant jamais après tout, qu'une suite de petits tracas à régler !

29.01.2009

Florilège

 

GLOIRE A MAO !                    

                                Comte de Paris !  

 

     Tuons les montagnes et étranglons les pandas

 

Vive les loutres !                                        Moutarde ?

 

Womanizer womanizer !                                                                                       

                                         GLOIRE A MAO !   

 

Celui qui sauve le pêcheur des flammes de l'enfer doit prendre garde à ne pas se roussir

 

Nurfl nurfl nurfl nurfl nurfl


pantoufle.

 

 

21.01.2009

Fils de saint Louis, montez au ciel !

Ludvig_XVI_av_Frankrike_porträtterad_av_AF_Callet.jpgPardon Sire ! Vive le roi quand même !